Lorsque l'on commence à remonter les siècles pour établir son arbre généalogique, il est très régulier de voir apparaître un même ancêtre dans plusieurs branches... En vocabulaire généalogique, on appelle ça un implexe. Ce phénomène s'explique par plusieurs facteurs : la faible mobilité géographique, les alliances entre un nombre restreint de familles, les remariages des hommes qui ne restaient jamais veufs très longtemps...

De ces implexes naissent donc des cousinages jusque là insoupçonnés : par exemple, mon grand-père et ma grand-mère ont dans leur généalogie respective un certain nombre d'ancêtres en commun. Lorsqu'ils se sont mariés le 24 novembre 1952, ils ne se doutaient certainement pas qu'ils étaient cousins au 12e degré.

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Le lundi 24 novembre 1952, les familles CHEVREY et TIERCIN s'unissent avec le mariage de Jean et Gisèle. A des degrés divers, la majorité des membres des deux familles sont cousins... sans le savoir.

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Leur aïeul commun "le plus proche" se nomme Nicolas MICHAUDET. Né le 29 juin 1738 à Toutenant, il se marie le 25 septembre 1759 avec Emilande BERGER à Mervans, où il est laboureur au hameau du Chêne. Six enfants naissent de cette union, parmi lesquels figure Claude MICHAUDET, ancêtre de ma grand-mère Gisèle. La naissance du septième enfant mort-né le 22 juillet 1775 est hélas fatale à Emilande BERGER qui décède le même jour des suites de l'accouchement.

Nicolas MICHAUDET reste veuf un peu moins de 5 ans, il se remarie le 18 janvier 1780, à Mervans toujours, avec Emilande RICHARD, native de Sens-sur-Seille. Le même jour au même endroit, Pierre RICHARD, frère d'Emilande, épouse Jeanne MICHAUDET, fille aînée de Nicolas issue son premier mariage... Père et fille deviennent ainsi, par le jeu des alliances, beau-frère et belle-soeur.

Le couple MICHAUDET-RICHARD donne également naissance à six enfants, dont Louise MICHAUDET, ancêtre de mon grand-père Jean. Nicolas MICHAUDET décède le 14 octobre 1788 à Mervans, âgé de 50 ans. De ses deux mariages, il a donné naissance à douze enfants dont sept atteignent l'âge adulte pour être à leur tour à l'origine de familles nombreuses.

Pour résumer le cousinage entre mon grand-père Jean et ma grand-mère Gisèle, l'arbre de parenté est disponible sur ce lien : Arbre_de_parente_CHEVREY_TIERCIN

Cet exemple de cousinage dans mon arbre généalogique n'est qu'un parmi tant d'autres... Certains de mes aïeux se sont également mariés en étant cousins à un degré beaucoup plus proche, qu'ils ne pouvaient ignorer. Dans ce cas là, le hasard cède sa place à l'intérêt patrimonial, l'union entre proches cousins permettant la conservation de biens, notamment des terres, au sein de la famille. Ceci est une toute autre histoire que j'aurai à vous conter !